Patrick Saussois/Alma Sinti
Le chemin des forains
Djaz Rec. DJ 555-2






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Voici le dernier disque d'Alma Sinti (toujours avec une magnifique pochette signée Jeff Pourquié, un habitué chez Saussois).
Dès les premières mesures de "La chanson de Zélie", on se surprend à rire bêtement tellement c’est évident. Ah mais oui, c’est ça, ce son rabouin, ces guitares qui font "frot frot", l’accordéon impeccable de Daniel Colin. Pourquoi on n’y pense jamais avant de faire un disque ? La simplicité (apparente) de la musique de Saussois, c’est un travail de chaque instant, aller à l’essentiel, toucher l’auditeur, rester musical.
Depuis la création d’Alma Sinti, les changements de personnel n’ont pas affecté la "ligne claire" que Saussois s'est fixée. Tout le monde tient sa place et c’est tant mieux, chez Saussois, on évite l’esbroufe, les effusions. Les pompistes (Doudou Cuillerier, Kamlo) font bien leur boulot, on apprécie les invités : Daniel Givone, Dominique Vernhes à la clarinette, Raul Barboza à l’accordéon, Dany Doriz excellent au vibraphone, Enrico Granafei, l’harmoniciste déjà invité sur l’album de Saussois/Ritchie Cole. On est toujours sous le charme quand l’accordéon facétieux de Colin vient taquiner la guitare limpide de Saussois, c'est un vrai bonheur. Signalons aussi la prestation de Stan Laffèrière, multi-instrumentiste, omniprésent chez Saussois et chez Dajz rec.
Vous l’aurez compris, c’est encore un album réussi. On remarque le "All Love" de Babik Reinhardt qui subit un petit "lifting" au passage, on se régale avec "La Guigne" de Murena, "Les papillons noirs" de Privat, "Si j’aime Susy", une ritournelle de Sablon à l’époque où Django était dans son orchestre…
Cet album est très varié et il est à mettre dans toutes les oreilles. Ecoutez cet album, bien au chaud cet hiver, fermez les yeux et reprenez le Chemin des Forains, c'est tout le mal qu'on vous souhaite...
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